Description :
« celui-ci est-il ici bas ?
celui-là est-il dans l'au-delà ?
ce qui est ici-bas s'effarouche quand il veut s'asseoir
ce qui est dans l'au-delà s'empile jusqu'au grand bord
de l'âme plumée des deux côtés
celui-ci est-il ici bas ?
celui-là est-il dans l'au-delà ?
le devant sort par le devant
le derrière sort par le derrière
et le milieu reste debout
mais avant que le milieu se présente
l'eau se vide
et la bouteille s'emplit
la main ferme la gueule
car ce qui est dit devient sang et se tutoie
les archi-cuisses pendent hors des chemises
et touchent les armées
sur la tête des années fécondes les cheveux se dressent
mais l'eau reste vide. »
Jean Arp, L'eau reste vide in Jours Effeuillés.
« Poursuivre les étoiles
Dans le bocal à poissons
Rouges finir. »
Le temps marche au milieu des fougères Le vent s'effarouche entre les herbes folles Le temps brise le vent Le vent brise le temps Tout est beau tout est grand Je m'appelle Souffle d'espoir
Le temps est le vent. Le vent est le temps. Glisse, salop.
Madame rêve ad libitumComme si c'était tout commeDans les prièresQui emprisonnent et vous libèrentMadame rêve d'apesanteurDes heures des heuresDe voltige à plusieursMadame Rêve - Alain Bashung
J'ai beau crier hurler gueuler Au silence on me pend On est beau quand on devient un Tous les trois toi ton orgasme et moi Embrumés par l'odeur de mon parfum Enchantés drogués par ta beauté
J'ai beau crier hurler gueuler A la la petite mort on me vend C'est à Rimbaud de me faire la peau Et à nous deux de revivre Embrumés par l'odeur de ta beauté Enchantés drogués par mon parfum
« L'homme n'est rien, sinon qu'une goutte de sang.»
Elle se couche dans la lettre. Les mots se sont soulevés d'une seule traite. Comme le vieillard, mon c½ur a crié. Sans bruit. Sans mots. Sans voix. Et l'ours a séché son âme en enfer. Cherchant le bonheur malsain. Les pommes se sont mordues le sein. Sans accroc. Sans accord. Le tuyau sèche & le sang brûle. Le sang brûle, sans fleur. Elle se lève de sa lettre...